Les études européennes menées depuis 2024 sont sans équivoque : 8 travailleurs sur 10 déclarent avoir souffert de troubles musculosquelettiques au cours de la dernière année. Le dos, le cou et les épaules sont les zones les plus touchées.
Les conséquences dépassent largement la sphère individuelle. Plus d’un tiers des absences de longue durée sont aujourd’hui liées aux TMS. Pour l’entreprise, cela se traduit par une perte de qualité du travail, un turnover accru et une baisse de productivité. Pour le travailleur, la souffrance est à la fois physique et parfois mentale.
Face à ce constat, le législateur belge a modifié le code du bien-être au travail en 2024. Ce texte introduit pour la première fois une définition légale de l’ergonomie et des risques musculosquelettiques, ainsi que des obligations concrètes pour l’employeur. Toutes les entreprises, peu importe leur taille, sont concernées.
Celui-ci doit désormais agir de manière globale, avec une double approche :
Concrètement, l’employeur doit prendre en compte l’ergonomie dès la conception des postes de travail et veiller à ce que le travail soit adapté aux capacités physiques des personnes.
Cela passe par une analyse des risques musculosquelettiques, suivie de la mise en place de mesures de prévention appropriées. Les résultats doivent être intégrés au plan global de prévention et, le cas échéant, au plan d’action annuel.
Cette analyse n’est pas figée dans le temps. L’employeur doit évaluer ses mesures de prévention au moins une fois par an et à chaque changement significatif dans l’organisation du travail : passage au télétravail, remplacement des ordinateurs de bureau par des portables, changement de process, absences répétées liées à des TMS, etc.
Le volet formation est explicitement prévu par l’article VIII.1-5 du Code du bien-être au travail. L’employeur doit veiller à ce que les membres du comité pour la prévention et la protection au travail, ainsi que les travailleurs, reçoivent les informations nécessaires sur les risques musculosquelettiques et une formation appropriée.
Cette formation doit couvrir au minimum :
Une formation générique sur les TMS a peu d’impact si elle ne tient pas compte des réalités concrètes du terrain. C’est pourquoi l’offre de băo academy en prévention des TMS est structurée par secteur (construction, soins, nettoyage, etc.) et par public-cible.
Nous proposons 3 niveaux de formation, selon la cible :
L’approche pédagogique de băo academy repose sur la participation active des travailleurs. Les participants sont invités à amener leurs propres situations de travail et problématiques concrètes, ce qui permet aux formateurs d’adapter le contenu et de proposer des pistes d’amélioration directement applicables.
Chez băo academy, nous accompagnons les entreprises pour répondre à leurs obligations légales en matière de prévention des TMS, avec des formations adaptées à votre secteur et à votre public.
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